Vous souhaitez voir plus de papillons ? Découvrez pourquoi les chenilles sont la clé de la biodiversité et comment aménager un jardin écologique.
De nombreux jardiniers se réjouissent de voir voler le Paon du jour ou le Citron, mais considèrent souvent leurs chenilles avec scepticisme, voire comme des nuisibles. Pour réellement favoriser la biodiversité dans le jardin, un changement de perspective s'impose : la protection des papillons passe avant tout par la protection des chenilles.
Le passage de l'œuf au papillon adulte est un exploit énergétique. La chenille représente le stade de croissance et d'alimentation intensive. Elle doit accumuler des réserves d'énergie suffisantes pour survivre à la transformation complexe (métamorphose) qui s'opère dans la chrysalide. Perturber ce processus par un entretien excessif ou l'usage de produits chimiques prive la génération suivante de ses moyens de subsistance.
Les chenilles de papillons sont souvent extrêmement spécialisées. Alors que les papillons adultes (imagos) butinent le nectar de nombreuses fleurs différentes, les chenilles n'acceptent bien souvent qu'une seule espèce ou un seul genre de plante.
| Espèce de papillon | Plante hôte pour chenilles requise |
|---|---|
| Paon du jour | Grande ortie (Urtica dioica) |
| Petite tortue | Grande ortie (Urtica dioica) |
| Machaon | Carotte sauvage, fenouil, aneth |
| Citron | Bourdaine, nerprun |
| Aurore | Cardamine des prés, alliaire officinale |
Un jardin impeccablement propre est un désert pour les papillons. C'est seulement en acceptant les chenilles et leurs plantes nourricières que l'on permet au cycle biologique de s'accomplir. Moins de désherbage se traduit directement par plus de diversité et de couleurs en été.
Les chenilles doivent accumuler d'importantes réserves d'énergie pour leur métamorphose en papillon. Ce grignotage est un processus naturel qui ne nuit pas à long terme aux plantes indigènes en bonne santé.
L'ortie est la championne incontestée. Elle sert de nurserie vitale à plus de 30 espèces de papillons indigènes, dont le Paon du jour et le Vulcain.
Non, dans un contexte écologique, elles constituent des maillons essentiels de la chaîne alimentaire et représentent le stade préliminaire des pollinisateurs. Elles ne posent problème que dans les monocultures agricoles.
Elles possèdent généralement trois paires de vraies pattes thoraciques et jusqu'à cinq paires de fausses pattes abdominales. Utilisez des guides d'identification ou des applications spécialisées pour les distinguer des fausses chenilles (larves de tenthrèdes).
Si nécessaire, déplacez-les délicatement sur des herbes sauvages ou acceptez les prélèvements comme faisant partie du cycle de la nature. L'absence de traitements chimiques est essentielle pour l'ensemble de l'écosystème du jardin.
La plupart du temps, non. De nombreuses plantes horticoles sélectionnées sont stériles ou indigestes pour les chenilles locales. Privilégiez systématiquement les plantes sauvages indigènes.
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