Pourquoi le financement de la biodiversité mondiale stagne-t-il ? Découvrez les enjeux de la COP16 et comment agir à l’échelle du jardin.
Les négociations à Cali, en Colombie, se sont achevées sans la percée espérée en matière de financement. L'objectif du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal est ambitieux : protéger 30 % de la surface de la Terre d'ici 2030. Mais la protection de la nature a un coût. Actuellement, les investissements nécessaires se heurtent à des sommes massives qui contribuent indirectement à la destruction des habitats. Ce déficit de financement représente la différence entre les dépenses actuelles pour la préservation de la nature et les fonds qui seraient nécessaires pour stopper l'extinction des espèces.
L'une des raisons majeures du déclin d'espèces comme le grand hamster (Cricetus cricetus) ou l'alouette des champs (Alauda arvensis) réside dans l'agriculture industrielle, souvent soutenue par des fonds publics. À l'échelle mondiale, environ 500 milliards de dollars américains sont versés chaque année sous forme de subventions nuisibles à la nature, notamment pour l'utilisation de pesticides ou le drainage des tourbières. Les experts appellent à une « mobilisation des ressources », c'est-à-dire à la mise à disposition et à l'utilisation ciblée de moyens financiers pour réorienter ces fonds.
En Europe centrale, cela concerne particulièrement la gestion des paysages culturels. Alors que les fonds pour la préservation du hêtre commun (Fagus sylvatica) dans les forêts proches de l'état naturel sont souvent limités, l'imperméabilisation des sols pour les zones d'activités économiques bénéficie encore parfois d'avantages fiscaux.
| Domaine | Statut actuel | Objectif d'ici 2030 (mondial) | Défi |
|---|---|---|---|
| Financement annuel | env. 120-150 milliards USD | min. 200 milliards USD | Augmentation des fonds publics provenant des pays développés. |
| Subventions nuisibles à l'environnement | env. 500 milliards USD | Réduction de 500 milliards USD | Résistance politique de la part des groupes d'intérêt. |
| Investissements privés | Très faibles | Augmentation significative | Manque d'incitations pour les entreprises et les particuliers. |
| Transfert Nord-Sud | env. 15 milliards USD | 30 milliards USD par an | Répartition équitable des fonds vers les pays riches en biodiversité. |
Lorsque le niveau mondial est bloqué, l'attention se porte sur les petites surfaces. La nature est souvent qualifiée de « capital naturel », un terme qui désigne le stock de ressources naturelles qui fournissent des services vitaux. Un jardin fait partie intégrante de ce capital. Durant les mois d'hiver, la nature se prépare à sa phase de repos. En créant des structures adaptées dès maintenant, on évite de futurs coûts liés aux produits phytosanitaires ou aux engrais.
Un jardin planté d'aubépine monogyne (Crataegus monogyna) ou de troène commun (Ligustrum vulgare) offre un habitat précieux qui disparaît dans les paysages ouverts en raison de l'exploitation intensive. Les coûts pour préserver ces espèces dans un cadre privé sont minimes, tandis que le bénéfice écologique global, en réseau avec les jardins voisins, est immense.
Il n'est pas nécessaire d'investir des millions pour compenser, à son échelle, le déficit global. Voici des actions concrètes pour la saison en cours :
L'interruption des négociations de la COP16 montre que la protection de la diversité biologique se heurte souvent à des intérêts économiques à court terme. Pourtant, la biodiversité est le fondement même de l'existence humaine. En considérant un jardin comme un réservoir précieux pour des espèces comme le hérisson d'Europe (Erinaceus europaeus) ou la mésange bleue (Cyanistes caeruleus), on apporte une contribution qui n'apparaît dans aucun bilan étatique, mais qui s'avère indispensable à la stabilité de la nature locale.
Cela désigne la mise à disposition et l'utilisation efficace de ressources financières, provenant de sources publiques et privées, afin de stopper la dégradation de la nature.
De nombreux financements publics soutiennent des pratiques telles que les monocultures ou l'utilisation de pesticides, qui détruisent les habitats et accélèrent l'extinction des espèces.
Il s'agit de l'accord international visant à placer sous protection efficace au moins 30 % des terres et des mers de la planète d'ici l'année 2030.
Elles soutiennent les écosystèmes locaux, favorisent la diversité génétique et réduisent le besoin d'engrais chimiques, ce qui préserve les ressources naturelles.
Article principal : Conférence de l'ONU sur la biodiversité interrompue : quelles conséquences ?
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La suspension de la COP16 alerte les experts. Découvrez les enjeux de ce blocage et comment agir concrètement pour la biodiversité dans votre jardin.
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