En septembre, gérez les semis spontanés, maîtrisez les plantes vigoureuses comme la ronce d'Arménie et planifiez l'introduction d'arbustes indigènes au jardin naturel.
Septembre marque, au jardin naturel, la transition entre la fin de l'été et le début de l'automne. Tandis que les fruits de l'année mûrissent – les noix que les écureuils enterrent déjà avec entrain –, c'est le moment de dresser un bilan critique. Ce tour d'horizon permet de repérer où une intervention de régulation s'impose pour préserver la biodiversité.
Un jardin naturel ne signifie pas laisser la nature agir sans contrôle jusqu'à ce que seule l'espèce la plus forte subsiste. La biodiversité a besoin d'être guidée. En ce moment, quelques plantes se montrent particulièrement dominantes :
Certaines plantes indigènes sont précieuses pour les insectes, mais peuvent vite devenir envahissantes si elles se ressèment massivement. La règle est de privilégier l'écologie tout en gardant la mesure.
| Plante | Intérêt écologique | Action en septembre |
|---|---|---|
| Onagre | Importante pour les papillons de nuit | Couper les tiges fanées pour limiter la dispersion des graines. |
| Épilobe | Source de nectar | Éclaircir la population, supprimer les capsules de graines avant maturité. |
| Pastel des teinturiers | Plante hôte pour les chenilles | Veiller à ce qu'il ne soit pas étouffé par les liserons des champs. |
L'automne prépare le jardin pour l'année suivante. Un point important consiste à remplacer les néophytes envahissants par des espèces indigènes.
Malgré les soins nécessaires, septembre réserve de très beaux moments. La guimauve officinale (Althaea officinalis) offre une floraison tardive remarquable, précieuse pour les insectes de fin de saison. Les bouillons-blancs forment quant à eux de robustes rosettes de feuilles en prévision de leur floraison de l'année prochaine ; il est indispensable de les préserver.
Le jardin naturel enseigne la patience. C'est un équilibre permanent entre laisser pousser et intervenir. Profitez de septembre pour structurer l'espace, afin que le jardin redémarre au printemps dans toute sa diversité indigène.
Taillez la ronce d'Arménie à la fin de l'été ou en automne, dès qu'elle devient trop dominante, pour stopper sa progression incontrôlée.
L'hibiscus (souvent Hibiscus syriacus) n'est pas une espèce indigène et offre moins de ressources aux insectes que les arbustes sauvages locaux. Il a aussi tendance à se ressemer de façon excessive.
Il suffit de couper les tiges florales fanées avant que les capsules de graines ne sèchent et ne s'ouvrent, évitant ainsi une multiplication massive dans les massifs.
En tant que cultivar, le saule crevette (Salix integra) présente une valeur écologique (pollen et nectar) nettement inférieure à celle des saules indigènes comme le saule marsault.
Laissez en place les rosettes de feuilles des bouillons-blancs bisannuels. Elles passent l'hiver au vert et produiront la hampe florale l'année suivante.
Mots-clés
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