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EUNIS: B3.4Europäische Rote Liste: Data DeficientFFH-Anhang I: 1240; 6240

Falaises maritimes meubles de la Méditerranée et de la mer Noire (B3.4) – Des habitats côtiers dynamiques

Les falaises maritimes meubles (code EUNIS B3.4) sont des tronçons côtiers constitués d'argile, de sable, de marne ou de dépôts glaciaires, sans cesse remodelés par l'érosion, abritant une végétation pionnière et des mosaïques de pelouses et de fourrés. On les trouve en Méditerranée, en mer Noire et sur la côte atlantique sud jusqu'à Porto (Portugal).

Einordnung

Originalbezeichnung
Mediterranean and Black Sea soft sea cliff
EUNIS
B3.4 – Soft sea cliffs, often vegetated
EU-28
Data Deficient
EU-28+
Data Deficient
FFH-Anhang I
1240; 6240 – Vegetated sea cliffs of the Mediterranean coasts with endemic Limonium spp; * Sub-Pannonic steppic grasslands

L’essentiel en bref

  • Code EUNIS : B3.4 – Falaises maritimes meubles de la Méditerranée et de la mer Noire
  • Habitat : Falaises maritimes meubles et peu résistantes, constituées d’argile, de sable friable, de schiste argileux ou de marne à blocaux
  • Répartition : Côtes de la Méditerranée, de la mer Noire et côtes de l’Atlantique Sud jusqu’à Porto (Portugal)
  • Menace selon la Liste rouge européenne : Données insuffisantes – tant pour l’UE28 que pour l’UE28+
  • Référence à l’annexe I de la DHFF : Chevauchement partiel avec 1240 (Falaises maritimes végétalisées des côtes méditerranéennes à Limonium spp. endémiques) et 6240 (* Pelouses steppiques subpannoniques)
  • Espèces caractéristiques : Argousier (Hippophae rhamnoides), genévriers (Juniperus spp.), Puffin yelkouan (Puffinus yelkouan), Traquet pie (Oenanthe pleshanka)
  • Menaces : Glissements de terrain naturels, gestion inadaptée du haut de falaise, développement touristique, apports de nutriments

Que sont les « falaises maritimes meubles » ? – Définition et classification EUNIS

Les falaises maritimes meubles (en anglais soft sea cliffs) correspondent au type d’habitat EUNIS B3.4 (Soft sea cliffs, often vegetated). Elles se distinguent fondamentalement des falaises dures très répandues composées de granite, de calcaire ou de craie. Le matériau de base – argiles, sables friables, schistes argileux et dépôts glaciaires – n’offre qu’une faible résistance à l’érosion naturelle causée par les vagues, la pluie, les tempêtes hivernales et les eaux de versant.

Le remaniement permanent entraîne de fréquents glissements de terrain et écroulements, souvent cycliques. Il en résulte des falaises basses, peu inclinées, que la végétation peut rapidement coloniser, mais qui sont tout aussi vite détruites. De ce fait, la végétation reste généralement limitée à des stades pionniers.

Les falaises meubles se caractérisent par une mosaïque à petite échelle de surfaces rocheuses ouvertes, de zones humides (dues aux résurgences d’eau d’infiltration) et de pelouses et fourrés épars. Elles sont souvent en contact avec des falaises dures, formant ainsi des habitats de transition complexes.


Répartition géographique en Europe

D’après les données de la Liste rouge européenne des habitats, l’habitat B3.4 s’étend sur les côtes suivantes :

  • de la mer Méditerranée
  • de la mer Noire
  • de la région côtière de l’Atlantique Sud jusqu’à environ Porto (Portugal)

Les données sources ne fournissent pas de liste détaillée par pays ou de cartes de répartition, car l’évaluation est menée au niveau européen et le statut de la Liste rouge est Données insuffisantes. Des occurrences connues se trouvent par exemple sur la côte occidentale de la mer Noire ainsi que sur de nombreux sites du nord et de l’est de la Méditerranée.


Espèces caractéristiques et dynamique de l’habitat

La végétation des falaises meubles se compose d’un mélange de formations arbustives et herbacées qui peuvent présenter des similitudes avec les stations dunaires. Les ligneux et herbacées typiques sont les suivants :

GroupeEspèces caractéristiques sélectionnées (d’après les données sources)
Arbustes et arbresArgousier (Hippophae rhamnoides), genévriers (Juniperus spp.), Aubépine monogyne (Crataegus monogyna)
Plantes halophiles et steppiques (surtout en mer Noire)Camphorosma monspeliaca, Giroflée odorante (Matthiola odoratissima), Rue sauvage (Peganum harmala)
OiseauxPuffin yelkouan (Puffinus yelkouan), Traquet pie (Oenanthe pleshanka)

En mer Noire, sur les dépôts crayeux, apparaissent des espèces steppiques et halophiles qui sont par ailleurs typiques des pelouses steppiques subpannoniques – d’où le lien (partiel) avec le type 6240 de l’annexe I. Une présence notable de l’argousier en dehors du delta du Danube n’existe que sur ces falaises maritimes meubles.

Le fort taux d’érosion empêche le développement de communautés climaciques ; de nombreux sites demeurent en permanence à un stade pionnier. En même temps, la présence d’eau de versant et d’humidités du sol variables crée de nombreux microhabitats, autorisant une remarquable diversité d’espèces sur de faibles surfaces.


Situation de menace – Liste rouge européenne

La Liste rouge européenne des habitats (UE28 et UE28+) classe le type d’habitat B3.4 en « Données insuffisantes » (Data Deficient, DD). Cela signifie que :

  • les données disponibles ne permettent pas de l’inscrire dans une catégorie de menace (p. ex. En danger ou Vulnérable) ;
  • un meilleur inventaire et un suivi systématique sont nécessaires de toute urgence pour pouvoir évaluer correctement les menaces futures.

Les indicateurs de qualité mentionnés dans les données sources, qui traduisent un état favorable, sont :

  • une grande diversité d’espèces et de microhabitats
  • la présence d’espèces rares et/ou menacées
  • un faible taux de couverture par des espèces rudérales nitrophiles et des espèces exotiques
  • l’absence d’infrastructures humaines sur le haut de la falaise

Parmi les dangers naturels, on compte surtout les glissements de terrain et la reptation des sols, qui font toutefois partie du complexe de processus naturels. Les pressions anthropiques incluent :

  • une gestion inappropriée du haut de la falaise
  • le drainage artificiel
  • l’aménagement touristique du littoral
  • l’apport de polluants et l’enrichissement en nutriments (nitrification)
  • l’augmentation des espèces rudérales non typiques et de plantes invasives

Directive Habitats – Liens avec les types d’habitats de l’annexe I

Le type EUNIS B3.4 se superpose avec deux types d’habitats inscrits dans la directive Habitats-Faune-Flore (directive 92/43/CEE) :

  1. Annexe I, code 1240Falaises maritimes végétalisées des côtes méditerranéennes à Limonium spp. endémiques
    Ce type couvre les falaises meubles végétalisées de la région méditerranéenne, colonisées par des saladelles et d’autres espèces calcicoles. Dans les données sources, le chevauchement avec B3.4 est indiqué comme partiel (qualificatif <), car les falaises meubles comprennent aussi des expressions plus plates, argileuses et sableuses sans dominance de Limonium.

  2. Annexe I, code 6240Pelouses steppiques subpannoniques
    Le lien est indirect et assorti du qualificatif # : sur les dépôts crayeux de la côte occidentale de la mer Noire se développent des communautés végétales steppiques et halophiles qui correspondent aux pelouses steppiques subpannoniques. Celles-ci apparaissent toutefois dans une station de falaise marine et non dans le contexte continental typique – d’où un chevauchement partiel.

Pour la protection au sein des sites Natura 2000, ce sont avant tout les tronçons répondant aux critères de l’annexe I qui sont pertinents. L’évaluation est alors du ressort de chaque État membre.


État de conservation selon l’article 17 de la directive Habitats

Les rapports établis au titre de l’article 17 de la directive Habitats (état de conservation) ne sont pas disponibles dans les données sources utilisées pour l’habitat B3.4 en tant que tel. Il s’agit d’une typologie fondée sur EUNIS, qui ne coïncide pas nécessairement avec les unités de rapportage de la directive Habitats. Aussi, aucune affirmation fiable ne peut être faite à l’échelle européenne sur l’état de conservation favorable ou défavorable – ce champ reste délibérément vide.


Menaces typiques et mesures de protection possibles

Même si la Liste rouge européenne ne permet pas encore de quantification, des pressions concrètes se dessinent :

  • Glissements de terrain naturels – lorsqu’ils se produisent de manière cyclique, ils peuvent sans cesse faire régresser la végétation, mais ils font partie de la dynamique naturelle.
  • Gestion inadaptée du haut de falaise – un pâturage extensif peut être bénéfique, mais une intensification ou une construction détruisent la structure de l’habitat.
  • Drainage artificiel – fossés et drains modifient le régime hydrique et réduisent les résurgences d’infiltration typiques.
  • Aménagement touristique – la construction de promenades, d’escaliers, de plates-formes d’observation et le piétinement endommagent les substrats fragiles.
  • Apports d’azote et rudéralisation – par le biais d’engrais ou d’eaux usées, des nutriments parviennent sur les falaises et favorisent des espèces nitrophiles concurrentes.

Les mesures de protection devraient viser à préserver largement les processus d’érosion naturels et à réduire les apports de substances allochtones :

  • Garantie par la planification territoriale d’une bande tampon favorable à l’érosion en haut de falaise
  • Aucun drainage artificiel et aucune construction d’ouvrages de défense côtière qui interrompent le transport sédimentaire
  • Limitation des infrastructures touristiques aux tronçons côtiers moins sensibles
  • Suivi des espèces typiques et maîtrise des néophytes invasives
  • Encouragement des utilisations extensives là où elles font traditionnellement partie de l’habitat (p. ex. pâturage ovin sur les falaises steppiques)

Les données sources ne contiennent pas de notes concrètes sur la restauration.


Les falaises maritimes meubles dans le contexte des jardins et des communes

Il n’est pas possible de reproduire directement ce type d’habitat dans son propre jardin – les falaises maritimes meubles constituent un habitat marin, dépendant de processus, qui vit de la proximité de la mer et de la dynamique de l’eau salée et de l’eau d’infiltration.

Ce que citoyens et communes peuvent néanmoins en retenir :

  • Respect de la dynamique naturelle : Sur les côtes meubles, l’érosion et les écroulements ne sont pas des catastrophes, mais font partie de la genèse de l’habitat. Des fixations rigides ou des constructions détruisent ces processus et donc le type d’habitat.
  • Hauts de falaise comme zone taboue : Les espaces verts publics ou les jardins privés directement sur ces falaises doivent être évités. Les communes peuvent fixer des distances par les plans d’occupation des sols.
  • Favoriser la connaissance des espèces : Celui qui connaît les plantes typiques comme l’argousier ou les saladelles, ainsi que les oiseaux nicheurs des falaises, peut soutenir leur protection dans sa commune – par ex. par des actions de signalement ou de cartographie.
  • Visiter les aires protégées, ne pas y pénétrer : De nombreux tronçons de falaises meubles se situent dans des sites Natura 2000. Les amoureux de la nature peuvent les découvrir depuis les sentiers balisés et contribuer ainsi à la sensibilisation.

B3.4 en un coup d’œil

CaractéristiqueExpression
Code EUNISB3.4
Nom EUNISSoft sea cliffs, often vegetated
Spectre biogéographiqueMéditerranée, mer Noire, Atlantique Sud (jusqu’à Porto)
Substrat géologiqueArgile, sables friables, schiste argileux, marne à blocaux
Dynamique de la végétationStade pionnier, mosaïque de roche nue, pelouse, fourré
Plantes caractéristiquesArgousier, genévriers, Aubépine monogyne, Camphorosma monspeliaca, Giroflée odorante, Rue sauvage
Animaux caractéristiquesPuffin yelkouan, Traquet pie
Référence annexe I (DHFF)1240 : Falaises maritimes végétalisées des côtes méditerranéennes (partiellement)
6240 : * Pelouses steppiques subpannoniques (partiellement, via les dépôts crayeux)
Liste rouge européenneDonnées insuffisantes (UE28 et UE28+)
État de conservation art. 17Non indiqué dans les données sources
Principales menacesGlissements de terrain (naturels), gestion du haut de falaise, drainage artificiel, tourisme, apports d’azote, rudéralisation

FAQ

1. Qu’entend-on par « falaises maritimes meubles » ?

Les falaises maritimes meubles (EUNIS B3.4) sont des tronçons côtiers constitués de matériaux peu résistants comme l’argile, le sable ou la marne à blocaux, qui forment, sous l’effet constant de l’érosion, des falaises plates et dynamiques et ne sont généralement colonisées que par une végétation pionnière.

2. Quel est le statut de menace du type d’habitat B3.4 selon la Liste rouge européenne ?

La Liste rouge européenne des habitats classe B3.4 en Données insuffisantes – tant pour la communauté UE28 que pour l’UE28+ élargie. Les données quantitatives sont insuffisantes pour attribuer une catégorie de menace fiable.

3. Quelles plantes et quels animaux typiques vivent sur les falaises maritimes meubles ?

Parmi les plantes typiques figurent l’argousier (Hippophae rhamnoides), divers genévriers (Juniperus spp.), l’Aubépine monogyne (Crataegus monogyna) ainsi que, dans les stations de la mer Noire, des plantes steppiques comme Camphorosma monspeliaca et Peganum harmala. Les oiseaux caractéristiques sont le Puffin yelkouan (Puffinus yelkouan) et le Traquet pie (Oenanthe pleshanka).

4. Comment l’habitat est-il ancré dans la directive Habitats ?

B3.4 se superpose partiellement à deux types de l’annexe I : 1240 (falaises maritimes végétalisées des côtes méditerranéennes à Limonium endémiques) et 6240 (* pelouses steppiques subpannoniques) – ce dernier concernant une végétation steppique sur falaises crayeuses de la mer Noire. Là où ces chevauchements existent, le régime de protection de la directive Habitats s’applique.

5. Pourquoi les falaises maritimes meubles sont-elles particulièrement intéressantes pour la protection de la nature ?

Elles offrent une grande diversité de microhabitats sur une surface réduite et abritent des espèces rares, adaptées aux stations dynamiques. Du fait de la formation permanente de sols bruts, elles restent en permanence à des stades pionniers et constituent ainsi un refuge naturel pour des espèces spécialisées à faible compétitivité. Leur protection exige de laisser libre cours à la dynamique naturelle de l’érosion au lieu de l’entraver par des aménagements.


Sources

Häufige Fragen

Qu’entend-on par « falaises maritimes meubles » ?

Les falaises maritimes meubles (EUNIS B3.4) sont des tronçons côtiers constitués de matériaux peu résistants comme l’argile, le sable ou la marne à blocaux, qui forment, sous l’effet constant de l’érosion, des falaises plates et dynamiques et ne sont généralement colonisées que par une végétation pionnière.

Quel est le statut de menace du type d’habitat B3.4 selon la Liste rouge européenne ?

La Liste rouge européenne des habitats classe B3.4 en Données insuffisantes – tant pour la communauté UE28 que pour l’UE28+ élargie. Les données quantitatives sont insuffisantes pour attribuer une catégorie de menace fiable.

Quelles plantes et quels animaux typiques vivent sur les falaises maritimes meubles ?

Parmi les plantes typiques figurent l’argousier, divers genévriers, l’Aubépine monogyne ainsi que, dans les stations de la mer Noire, des plantes steppiques comme Camphorosma monspeliaca et Peganum harmala. Les oiseaux caractéristiques sont le Puffin yelkouan et le Traquet pie.

Comment l’habitat est-il ancré dans la directive Habitats ?

B3.4 se superpose partiellement à deux types de l’annexe I : 1240 (falaises maritimes végétalisées des côtes méditerranéennes à Limonium endémiques) et 6240 (* pelouses steppiques subpannoniques). Ce dernier concerne une végétation steppique sur falaises crayeuses de la mer Noire. Là où ces chevauchements existent, le régime de protection de la directive Habitats s’applique.

Pourquoi les falaises maritimes meubles sont-elles particulièrement intéressantes pour la protection de la nature ?

Elles offrent une grande diversité de microhabitats sur une surface réduite et abritent des espèces rares, adaptées aux stations dynamiques. Du fait de la formation permanente de sols bruts, elles restent en permanence à des stades pionniers et constituent ainsi un refuge naturel pour des espèces spécialisées à faible compétitivité.

Quellen