Aller au contenu principal
EUNIS: MB2311; MB2323; MB2324; MB2325Europäische Rote Liste: Near ThreatenedFFH-Anhang I: 1110; 1160

Communautés non végétalisées sur le gravier coquillier baltique de l'infralittoral (MB2311, MB2323, MB2324, MB2325)

Les « Communautés non végétalisées sur le gravier coquillier baltique de l'infralittoral » désignent un habitat benthique de la mer Baltique, composé d'au moins 90 % de débris de coquilles (gravier coquillier) et quasiment dépourvu de végétation. Selon la dominance des animaux fixés, on distingue quatre biotopes – par exemple les surfaces dominées par les moules (Mytilus spp.) ou par l'ascidie Ciona intestinalis. Cet habitat est classé « Near Threatened » (quasi menacé) dans la Liste rouge européenne et relève des types d'habitats de l'annexe I de la DHFF 1110 (bancs de sable) et 1160 (grandes criques et baies peu profondes).

Einordnung

Originalbezeichnung
Unvegetated communities on Baltic infralittoral shell gravel
EUNIS
MB2311; MB2323; MB2324; MB2325
EU-28
Near Threatened
EU-28+
Near Threatened
FFH-Anhang I
1110; 1160 – Sandbanks which are slightly covered by sea water all the time; Large shallow inlets and bays

L’essentiel en bref

  • Nom : Communautés non végétalisées sur le gravier coquillier baltique de l'infralittoral
  • Codes EUNIS : MB2311, MB2323, MB2324, MB2325 (quatre biotopes)
  • Localisation : Mer Baltique, surtout parties sud et ouest (Beltsee, mer Baltique proprement dite)
  • Substrat : Au moins 90 % de fragments de coquilles (gravier coquillier)
  • Couverture biologique : < 10 % de macrophytes ou de macrofaune sessile ; dans deux sous-types dominent les moules ou les ascidies
  • Liste rouge européenne : Near Threatened (quasi menacé) – EU28 & EU28+
  • Annexe I DHFF : 1110 (bancs de sable à faible couverture permanente d'eau marine) et 1160 (grandes criques et baies peu profondes)
  • Espèces caractéristiques : Mytilus spp. (moules), Modiolus modiolus (grande moule), Ciona intestinalis (ascidie)
  • Causes de menace : Non spécifiquement listées dans le jeu de données source ; les pressions typiques sur les habitats benthiques baltiques incluent l'eutrophisation, le chalutage de fond et le changement climatique
  • État de conservation selon l'article 17 DHFF : non renseigné dans les données sources disponibles

Qu'est-ce que le biotope « Communautés non végétalisées sur le gravier coquillier baltique de l'infralittoral » ?

Cet habitat marin décrit des portions du fond de la mer Baltique qui sont recouvertes à au moins 90 % de débris de coquilles, appelés « gravier coquillier » ou « Schill » en allemand. Le terme « infralittoral » désigne la zone éclairée du fond marin, c'est-à-dire sous le niveau des basses eaux, où la lumière pénètre encore pour les organismes benthiques. L'adjectif « non végétalisé » souligne que les plantes aquatiques macroscopiques ou les grandes algues y jouent un rôle secondaire – le fond est plutôt colonisé par des animaux fixés ou semi-fixés.

Selon la classification des biotopes sous-marins HELCOM (HELCOM HUB), quatre biotopes principaux et deux sous-biotopes sont distingués au sein de ce type. Leur point commun est un sédiment grossier dominé par les coquilles de mollusques, qui offre un habitat particulièrement structuré : les interstices entre les fragments servent de refuge aux espèces endobenthiques, tandis que les surfaces dures des coquilles hébergent des organismes épibenthiques.

Classification EUNIS et biotopes

Le Système d'information européen sur la nature (EUNIS) regroupe ces biotopes sous les codes MB2311, MB2323, MB2324 et MB2325. Le tableau ci-dessous en donne un aperçu :

Code EUNISDésignation du biotope (HELCOM HUB)Brève description
MB2311 (AA.E1E1)Baltic photic shell gravel dominated by MytilidaeAu moins 10 % de la surface couverte de bivalves épibenthiques sessiles/semi-sessiles ; les moules représentent > 50 % de la biomasse des bivalves épibenthiques. Typique des zones à haute énergie. Signalé dans la mer Baltique proprement dite et la Beltsee.
MB2323 (AA.E1F1)Baltic photic shell gravel dominated by vase tunicate (Ciona intestinalis)Connu uniquement de la Beltsee. Fond coquillier abritant de grandes quantités d'ascidie Ciona intestinalis ; souvent disséminé sous forme de petites taches parmi d'autres sédiments. Mélange unique d'espèces endo- et épibenthiques.
MB2324 (AA.E2T)Baltic photic shell gravel characterized by sparse epibenthic macrocommunitiesRecouvrement très faible (0–10 %) par la macroépifaune ou la végétation. Principalement dans les secteurs très exposés à la houle.
MB2325 (AA.E1V)Baltic photic shell gravel characterized by mixed epibenthic macrocommunitiesÉgalement 0–10 % de recouvrement, mais épifaune mixte. Se rencontre dans les zones de haute énergie.

Cette classification systématique permet une évaluation différenciée de l'habitat selon les organismes dominants et la densité du couvert. Alors que les surfaces dominées par les moules peuvent être relativement riches en espèces, les types à peuplement clairsemé (MB2324, MB2325) sont surtout structurés par le gravier coquillier lui-même et abritent une communauté adaptée.

Espèces caractéristiques

Le type biotope est caractérisé par trois espèces indicatrices :

  • Moules (Mytilus spp.) – Elles forment souvent des bancs denses sur le gravier coquillier et créent une matrice stable grâce à leurs filaments de byssus. Dans les zones qu'elles dominent (MB2311), elles représentent plus de la moitié de la biomasse des bivalves.
  • Grande moule (Modiolus modiolus) – Cette espèce de moule plus grande se rencontre surtout dans les secteurs plus profonds et à fort courant ; c'est un important organisme structurant.
  • Ascidie (Ciona intestinalis) – Un tunicier sessile au corps gélatineux qui colonise les surfaces des coquilles. Dans la Beltsee, il peut former des peuplements denses et caractérise le biotope MB2323.

Ces espèces ne sont pas seulement typiques, elles assurent aussi des fonctions écosystémiques : elles filtrent le plancton, stabilisent le fond et offrent un habitat à de nombreux petits animaux tels que crustacés, gastéropodes et vers.

Menaces et Liste rouge

Dans la Liste rouge européenne des habitats (EU28 et EU28+), ce type d'habitat est classé « Near Threatened » (quasi menacé). Aucun critère d'évaluation spécifique, comme une perte de surface particulière, n'est mentionné dans le jeu de données actuel. L'évaluation reflète néanmoins la pression qui s'exerce sur cet habitat en mer Baltique, sans qu'il ait encore franchi le seuil « Vulnérable ».

Facteurs de menace possibles

Bien que les données sources n'énumèrent pas de menaces concrètes, les risques suivants peuvent être déduits de l'état des connaissances sur les habitats benthiques baltiques comparables :

  • Eutrophisation : Les apports excessifs de nutriments issus de l'agriculture et des zones côtières augmentent la production primaire et provoquent des déficits en oxygène qui nuisent aux communautés benthiques.
  • Chalutage de fond : La perturbation mécanique du fond marin détruit les structures coquillières et décime les organismes sessiles.
  • Changement climatique : Les modifications de la température, de la salinité et du niveau de la mer influencent la composition spécifique et la survie des organismes caractéristiques.
  • Aménagements côtiers : Les rechargements de plage, la construction de ports ou de canalisations peuvent recouvrir ou fragmenter les bancs de coquilles.

Comme il n'existe pas d'indicateurs de qualité communs pour ce type d'habitat, on utilise souvent, dans les sites Natura 2000, des valeurs de référence spécifiques au site pour l'évaluation.

Pertinence au titre de la DHFF et statut de protection

Le type de biotope se superpose à deux types d'habitats de l'annexe I de la directive Habitats-Faune-Flore (DHFF, 92/43/CEE) :

  • 1110 – Bancs de sable à faible couverture permanente d'eau marine
  • 1160 – Grandes criques et baies peu profondes

Cette attribution est faite via le qualificatif « # ». Cela signifie que les zones marines concernées, où les bancs de gravier coquillier font partie de ces grands habitats, peuvent en principe relever de la protection de la directive Habitats. L'état de conservation selon le rapport au titre de l'article 17 (2013–2018) n'est pas renseigné dans le jeu de données source pour ce biotope concret.

La région biogéographique où l'habitat est enregistré est exclusivement la région baltique (BAL). L'aire de répartition s'étend donc au sud et au centre de la mer Baltique, principalement à la Beltsee et au bassin de la Baltique.

Importance pour la biodiversité

Les bancs de gravier coquillier de l'infralittoral baltique sont des points chauds de biodiversité, même s'ils paraissent pauvres au premier abord. L'association d'interstices (milieu interstitiel) et de substrats durs permet la coexistence d'espèces endobenthiques et épibenthiques. On y trouve ainsi, à côté des moules et des ascidies, des polychètes, des amphipodes, des isopodes et divers gastéropodes.

Dans les biotopes dominés par Mytilus, un microhabitat particulièrement riche se développe car les bancs de moules stabilisent le sédiment et accumulent les détritus. Cette fonction est d'autant plus précieuse dans une mer Baltique par ailleurs plutôt dominée par les fonds meubles.

Lien avec la nature et les jardins – Que peuvent faire les communes et les citoyens ?

Cet habitat est exclusivement marin et localisé en mer Baltique. Il ne peut pas être reproduit dans un jardin. Il n'existe pas de lien direct avec les jardins privés ou les espaces verts communaux.

Néanmoins, la connaissance de cet habitat peut renforcer la conscience de la protection marine. Les citoyens peuvent exercer une influence indirecte en :

  • choisissant des produits issus d'une pêche durable et certifiée,
  • s'informant sur la pollution marine et en évitant les déchets plastiques,
  • exigeant la protection des habitats marins lors des décisions politiques,
  • contribuant à réduire l'eutrophisation (par exemple par un usage raisonné des engrais dans leur propre jardin, même loin du littoral).

Les communes, quant à elles, peuvent contribuer à la préservation des bancs de coquilles par une planification spatiale respectueuse de l'environnement en zone côtière, la désignation d'aires marines protégées et la coopération avec les pêcheurs locaux.

Indicateurs de qualité

Les données sources soulignent qu'il n'existe pas d'indicateurs de qualité généralement reconnus pour ce type d'habitat. Tant des paramètres biotiques (p. ex. présence d'espèces caractéristiques ou sensibles) qu'abiotiques (qualité de l'eau, exposition aux pressions anthropiques) pourraient être utilisés. Dans les zones protégées Natura 2000, des valeurs de référence propres au site sont éventuellement définies, pouvant porter par exemple sur le degré de recouvrement en coquilles ou la densité de population de Mytilus ou de Ciona. En l'absence de standards harmonisés, ces évaluations ne sont toutefois significatives qu'à l'échelle locale.

Conclusion

Les « Communautés non végétalisées sur le gravier coquillier baltique de l'infralittoral » constituent un habitat particulier, souvent méconnu, de la mer Baltique. Même s'il ne présente pratiquement pas de végétation, il abrite des espèces caractéristiques telles que les moules et les ascidies et forme un fond marin très structuré. Son classement « Near Threatened » incite à la prudence et souligne l'importance d'une gestion durable des espaces marins baltiques.

Häufige Fragen

Que sont les communautés non végétalisées sur le gravier coquillier baltique de l'infralittoral ?

Il s'agit d'un habitat benthique de la mer Baltique composé d'au moins 90 % de fragments de coquilles de mollusques (gravier coquillier) et quasiment dépourvu de végétation. Il est dominé par des animaux sessiles comme les moules ou les ascidies et comprend quatre biotopes EUNIS (MB2311, MB2323, MB2324, MB2325).

Pourquoi cet habitat est-il menacé ?

Dans la Liste rouge européenne des habitats, il est classé « Near Threatened » (quasi menacé). Aucun critère de menace spécifique n'est mentionné dans le jeu de données source. Les risques typiques pour les bancs de coquilles baltiques incluent l'eutrophisation, le chalutage de fond et les conséquences du changement climatique.

Quels animaux sont caractéristiques de ce type de biotope ?

Les espèces indicatrices sont la moule (*Mytilus* spp.), la grande moule (*Modiolus modiolus*) et l'ascidie (*Ciona intestinalis*). Elles créent des structures qui offrent un habitat à d'autres organismes du fond.

Quels types d'habitats de la DHFF sont concernés ?

Le type de biotope se superpose aux types de l'annexe I 1110 (bancs de sable à faible couverture permanente d'eau marine) et 1160 (grandes criques et baies peu profondes). Ainsi, les bancs de gravier coquillier peuvent faire partie de zones Natura 2000.

Puis-je recréer cet habitat dans mon propre jardin ?

Non, car il s'agit d'un habitat exclusivement marin de la mer Baltique. Les citoyens peuvent agir indirectement par une consommation responsable, la réduction des déchets et un engagement politique en faveur de la protection marine.

Quellen