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EUNIS: MB121Europäische Rote Liste: Data DeficientFFH-Anhang I: 1170; 1180

MB121 – Forêts de kelp et d’algues rouges sur roche infralittorale atlantique modérément exposée

EUNIS MB121 est un type d’habitat marin de l’infralittoral rocheux modérément exposé aux vagues dans l’Atlantique Nord-Est. Il est dominé par de grandes algues brunes (kelp) et de nombreuses algues rouges. La Liste rouge européenne l’a classé « Data Deficient » (données insuffisantes) en 2022. L’habitat relève des types d’habitat FFH 1170 (Récifs) et 1180 (Structures sous-marines formées par des émissions de gaz). Aucun état de conservation officiel selon l’article 17 de la Directive Habitats n’est disponible.

Einordnung

Originalbezeichnung
Kelp and red seaweeds on moderate energy Atlantic infralittoral rock
EUNIS
MB121
EU-28
Data Deficient
EU-28+
Data Deficient
FFH-Anhang I
1170; 1180 – Reefs; Submarine structures made by leaking gases

L’essentiel en bref

Sous la surface de l’Atlantique Nord-Est tempéré s’étend une forêt dense et riche en espèces : le type d’habitat MB121 – Forêts de kelp et d’algues rouges sur roche infralittorale atlantique modérément exposée. Cet habitat est marqué par de grandes algues brunes comme Laminaria hyperborea (laminaire nordique) et Saccorhiza polyschides (laminaire à bulbes), ainsi qu’une abondance d’algues rouges. Il se développe sur substrat dur entre quelques mètres et environ 30 m de profondeur, là où une énergie moyenne des vagues assure une agitation constante et un bon apport en nutriments.

Malgré son importance écologique – les forêts de kelp sont des nurseries pour les poissons, des zones d’alimentation pour les crustacés et mollusques, et un puits de carbone important – les données sur sa répartition et son état à l’échelle européenne sont insuffisantes. La Liste rouge européenne des habitats évalue donc MB121 comme « Data Deficient » (données insuffisantes). Il est couvert par des types d’habitat de l’annexe I de la Directive Habitats (1170 – Récifs, 1180 – Structures sous-marines formées par des émissions de gaz), mais aucun état de conservation spécifique selon l’article 17 n’a été déterminé.

Cet article explique les caractéristiques écologiques, la classification dans les systèmes scientifiques et les lacunes de connaissance qui entravent une protection ciblée. Il s’adresse à tous ceux qui veulent en savoir plus sur un habitat sous-marin fascinant mais encore mal connu.

Classification EUNIS et place dans les typologies d’habitats européennes

Le code MB121 provient du système EUNIS (European Nature Information System), le cadre de référence standardisé pour les habitats en Europe. EUNIS classe les habitats de manière hiérarchisée – des grands domaines marins (M) aux substrats durs (MB) jusqu’aux types de biotopes concrets (MB121).

MB121 décrit un biotope rocheux infralittoral (« infralittoral rock »), c’est-à-dire une zone située sous le niveau des basses eaux mais encore éclairée par la lumière du soleil, permettant la croissance des algues. L’attribut « moderate energy » indique une exposition aux vagues moyenne – suffisante pour éviter l’accumulation de sédiments, mais pas assez forte pour ne laisser subsister que des algues encroûtantes.

Les renvois dans la base de données EUNIS montrent un lien direct avec deux types d’habitat de l’annexe I de la Directive Habitats :

  • 1170 – Récifs : biotopes rocheux et récifs biogéniques qui dépassent du fond marin. MB121 relève de ce type large car il s’agit d’un système récifal rocheux dominé par de grandes algues (Qualificatif : #).
  • 1180 – Structures sous-marines formées par des émissions de gaz : formations géologiques issues de suintements de méthane ou d’autres gaz. Le lien avec MB121 est également indiqué par un qualificatif (#). Cela signifie que le type de biotope peut se rencontrer là où la roche et l’énergie des vagues sont favorables, sans en être un composant obligatoire.

La région biogéographique concernée est l’Atlantique Nord-Est (NEA). Aucune liste de pays n’a été transmise dans les données sources.

Liste rouge européenne des habitats : Data Deficient

La Liste rouge européenne des habitats (2022) évalue MB121 dans son champ d’application EU28 et EU28+ comme « Data Deficient » (DD) – « données insuffisantes ». Ce classement ne veut pas dire que l’habitat n’est pas menacé. Il indique qu’il n’existe pas assez d’informations fiables sur la répartition, la surface totale, les tendances d’évolution ou les menaces concrètes pour attribuer une catégorie de menace selon les critères de l’UICN.

Les causes possibles de ces lacunes sont :

  • L’absence de cartographie systématique des forêts de kelp dans certains pays atlantiques.
  • La fluctuation naturelle des peuplements de kelp, fortement dépendants des conditions océanographiques et des perturbations locales.
  • Des méthodes de recensement disparates et des lacunes temporelles dans les suivis.

Le classement « Data Deficient » est un appel à intensifier la recherche. Seules des données solides permettront d’évaluer de façon réaliste des menaces comme le changement climatique, les apports de polluants ou les espèces invasives.

Directive Habitats et article 17 : une protection sans évaluation concrète

MB121 n’est pas en soi un type d’habitat FFH distinct. Il est cependant couvert par les types généraux de l’annexe I 1170 (Récifs) et 1180 (Structures sous-marines formées par des émissions de gaz). Ces deux types sont des habitats prioritaires au sens de la directive, dont la conservation revêt une importance particulière pour la biodiversité européenne.

L’état de conservation selon l’article 17 de la Directive Habitats est rapporté tous les six ans par les États membres. Dans les données sources disponibles, aucun état de conservation n’est mentionné pour MB121. Cela peut avoir plusieurs raisons :

  • Le type de biotope n’est pas considéré comme une unité de rapportage distincte, mais intégré dans les évaluations du 1170/1180.
  • Les données de la région atlantique Nord-Est n’ont pas été agrégées pour ce sous-type spécifique.

En effet, la base de données publique de l’article 17 pour l’habitat 1170 (Récifs) dans la région atlantique montre un état de conservation majoritairement « défavorable-inadéquat » ou « défavorable-mauvais ». Pour le 1180, les rapports sont rares, souvent avec un état inconnu. Toute affirmation spécifique à MB121 relèverait de la spéculation.

Description écologique et richesse spécifique

L’apparence de MB121 est celle d’une forêt d’algues dense et stratifiée. La couche supérieure est formée par de grandes algues brunes (Phaeophyceae) – dans l’Atlantique principalement :

  • Laminaria hyperborea (laminaire nordique) – vivace, stipe pouvant atteindre 2 m de long, large fronde.
  • Laminaria digitata (laminaire digitée) – sur les roches moins profondes.
  • Saccorhiza polyschides (laminaire à bulbes, également appelée « bull kelp ») – annuelle, croissance rapide, peut coloniser les espaces libres.
  • Laminaria ochroleuca – espèce thermophile dont l’aire de répartition se déplace vers le nord.

Sur les stipes et la partie inférieure des laminaires se fixe une communauté souvent très colorée d’algues rouges (Rhodophyta). Des représentants typiques sont :

  • Delesseria sanguinea (delessérie sanguine)
  • Phycodrys rubens (phycodrys rouge)
  • Plocamium cartilagineum (plocamium cartilagineux)
  • Callophyllis laciniata
  • Osmundea pinnatifida (osmundée pennée)

Sur le substrat rocheux lui-même poussent des algues rouges encroûtantes (notamment Lithothamnion) qui contribuent à la calcification et à la stabilisation du substrat. Dans les zones abritées autour des stipes de kelp, on trouve des bryozoaires, des hydrozoaires et des vers tubicoles calcaires (Serpulidae).

La faune sous la canopée est variée : des populations d’oursins (par ex. Echinus esculentus) broutent les algues et influencent ainsi la structure. Des crabes (comme Cancer pagurus), des lièvres de mer (Aplysia punctata) et des poissons – dont le lieu, l’églefin et des labres – utilisent la forêt de kelp comme habitat nourricier et refuge.

Les données EUNIS évaluées ne mentionnaient pas de liste standardisée d’espèces typiques de MB121. Les indications ci-dessus proviennent de la littérature scientifique générale et reflètent des éléments habituels des biotopes de kelp comparables.

Répartition et conditions stationnelles

MB121 est limité à la région biogéographique de l’Atlantique Nord-Est (NEA). Son aire de répartition s’étend, selon les connaissances générales, des côtes portugaises au nord de la Norvège, avec des secteurs clés aux îles Britanniques, sur la façade atlantique française, la péninsule Ibérique et la côte ouest de l’Irlande. Aucune liste détaillée de pays n’a été fournie dans les sources.

Les conditions déterminantes pour sa présence sont :

  • Substrat dur : roche massive, blocs ou galets grossiers permettant la fixation des algues.
  • Énergie des vagues modérée : hauteur des vagues et courants suffisants pour éliminer les sédiments, mais pas assez violents pour arracher les grandes laminaires.
  • Disponibilité en lumière : zone infralittorale jusqu’à environ 30 m de profondeur, avec une eau claire.
  • Apport en nutriments : continu en provenance de la mer ouverte, sans influence excessive d’eau douce.

La température de l’eau se situe principalement entre 8 et 17 °C, les stations méridionales pouvant dépasser temporairement 20 °C – un facteur critique dans le contexte du réchauffement climatique.

Menaces et lacunes de connaissance

Le classement « Data Deficient » reflète l’absence de données quantitatives suffisantes. On peut néanmoins déduire de la recherche écologique des risques plausibles, sans certitude sur leur ampleur réelle pour MB121 :

Menaces potentielles :

  • Augmentation de la température de l’eau : le stress thermique affaiblit le kelp, favorise les algues filamenteuses et peut entraîner des pertes locales.
  • Tempêtes : des tempêtes plus fréquentes et plus violentes endommagent la structure.
  • Apports excessifs de nutriments (eutrophisation) : favorisent des algues vertes indésirables au détriment des grandes algues brunes.
  • Pêche et aquaculture : les chaluts détruisent les fonds marins ; les rejets nutritifs des fermes piscicoles modifient les équilibres.
  • Espèces invasives : dans certaines régions, des algues rouges thermophiles ou des algues filamenteuses se répandent et peuvent supplanter le kelp indigène.
  • Populations d’oursins : la raréfaction des poissons prédateurs peut entraîner une pullulation d’oursins qui broutent des forêts entières (« zones désertifiées par les oursins »).

Aucune menace spécifique n’est listée pour MB121 dans les données sources. On s’en tient donc à ces suppositions générales.

Possibilités de restauration et concepts de protection

Pour MB121, la Liste rouge ne fournit pas de note de restauration. D’une manière générale, la restauration des forêts de kelp en Europe est un domaine encore jeune. Des projets réussis sur d’autres côtes (par ex. en Tasmanie) montrent qu’une réduction ciblée des oursins, l’ensemencement de spores de kelp sur des structures artificielles ou la reconstitution des populations de poissons prédateurs peuvent régénérer les forêts de kelp.

En Europe, la protection passe par les aires marines protégées et la désignation des récifs FFH (1170). Les récifs sont des habitats prioritaires, pour lesquels les impacts doivent être évités ou réduits au minimum. Comme MB121 peut constituer une partie d’un tel récif, il bénéficie de ces mesures. Cependant, un suivi à l’échelle de ce type de biotope spécifique n’est guère mis en place.

Importance pour l’homme et la nature

Les forêts de kelp fournissent de nombreux services écosystémiques :

  • Stockage du carbone : le kelp fixe le CO₂ et une partie est transportée vers les couches profondes (« carbone bleu »).
  • Protection du littoral : elles amortissent l’énergie des vagues et réduisent l’érosion.
  • Ressource halieutique : de nombreuses espèces de poissons commerciales passent une partie de leur vie dans les forêts de kelp.
  • Source de nourriture : certaines espèces de kelp et d’algues rouges sont directement récoltées (par ex. Laminaria digitata comme complément alimentaire).
  • Biodiversité : elles abritent des centaines d’espèces dans un espace restreint.

Concernant le lien avec les jardins et les communes, il faut préciser : le type de biotope MB121 ne peut pas être reproduit dans un bassin de jardin. Cependant, ceux qui veulent préserver les forêts sous-marines au large des côtes européennes peuvent y contribuer par une consommation de poisson durable et un soutien aux organisations de protection marine. Le long des côtes de la mer du Nord, des initiatives locales cherchent à sécuriser les peuplements existants grâce à des ensemencements de kelp.

Tableau récapitulatif : caractéristiques et classements

CaractéristiqueContenu
Code EUNISMB121
Nom EUNIS(non mentionné dans les données sources)
Nom de l’habitatKelp and red seaweeds on moderate energy Atlantic infralittoral rock
Région biogéographiqueNEA (Atlantique Nord-Est)
Liste rouge européenne 2022Data Deficient – données insuffisantes (EU28 & EU28+)
Types d’habitat de l’annexe I FFH1170 (Récifs), 1180 (Structures sous-marines par émissions de gaz) – tous deux avec qualificatif #
État de conservation selon l’article 17non indiqué dans les données sources disponibles
Espèces typiquesnon indiquées dans les données sources disponibles
Menaces (liste officielle)non indiquées dans les données sources disponibles
Notes de restaurationnon indiquées dans les données sources disponibles

Perspectives : plus de connaissances pour une meilleure protection

La lacune de données concernant MB121 est un problème typique de nombreux types d’habitats marins : l’effort de cartographie sous-marine est élevé, les océans sont vastes et les financements souvent limités. Pourtant, la connaissance de ces habitats est indispensable à une protection efficace.

L’Agence européenne pour l’environnement (EEA), en collaboration avec les États membres, collecte des données – une base pour le prochain rapport au titre de la Directive Habitats et pour la mise à jour de la Liste rouge. Des projets de science citoyenne impliquant des plongeurs sportifs ou des pêcheurs dans les inventaires pourraient aider à combler le déficit de données.

Tant que MB121 reste classé « Data Deficient », le principe de précaution s’applique : si les risques supposés (changement climatique, eutrophisation) ne sont pas maîtrisés, le type de biotope pourrait régresser de manière insidieuse. Pour préserver les forêts de kelp atlantiques, il faut s’engager pour des mers propres, un réseau efficace d’aires marines protégées – et davantage de recherche.

Häufige Fragen

Que signifie exactement EUNIS MB121 ?

MB121 est un type d’habitat marin du système de classification EUNIS. Il décrit des peuplements dominés par les laminaires (kelp) et les algues rouges sur roche dans l’infralittoral de l’Atlantique Nord-Est, en présence d’une énergie de vague modérée.

Quel est le degré de menace pour ce type d’habitat ?

La Liste rouge européenne (2022) classe MB121 comme « Data Deficient » (données insuffisantes). Il manque des données suffisantes pour attribuer une catégorie de menace. Aucune affirmation sur un danger concret ne peut donc être faite.

Quelles sont les espèces typiques de MB121 ?

Aucune espèce typique n’est listée dans les données sources officielles. Selon les connaissances générales, de grandes algues brunes comme Laminaria hyperborea et Saccorhiza polyschides, ainsi que de nombreuses algues rouges (par ex. Delesseria sanguinea) dominent. La faune associée compte des oursins, des crabes, des poissons et des invertébrés.

MB121 relève-t-il de la Directive Habitats ?

MB121 n’est pas lui-même un type d’habitat FFH distinct, mais il est couvert par les types de l’annexe I 1170 (Récifs) et 1180 (Structures sous-marines issues d’émissions de gaz), tous deux protégés en tant qu’habitats prioritaires.

Pourquoi n’y a-t-il pas d’état de conservation selon l’article 17 ?

Dans les données sources disponibles, aucun état de conservation n’est noté pour MB121. Il est probable que le type de biotope soit intégré dans les rapports nationaux pour 1170 et 1180, sans être évalué à ce niveau fin.

Quellen