Aller au contenu principal
EUNIS: MC63C1Europäische Rote Liste: Near ThreatenedFFH-Anhang I: 1160; 1650

Communautés macrofauniques clairsemées ou absentes sur sédiments vaseux du circalittoral supérieur de la mer Baltique (EUNIS MC63C1)

Le type d’habitat MC63C1 désigne des communautés macrofauniques clairsemées ou absentes sur sédiments vaseux (au moins 20 % de limon/argile) dans la zone aphotique de la mer Baltique. Il est classé « Quasi menacé » (Near Threatened) sur la Liste rouge européenne des habitats et rattaché, au titre de la directive Habitats, aux types d’habitats 1160 (Grandes baies et bras de mer peu profonds) et 1650 (Bras de mer étroits boréaux baltiques).

Einordnung

Originalbezeichnung
Sparse or no macrocommunities of Baltic upper circalittoral muddy sediment
EUNIS
MC63C1
EU-28
Near Threatened
EU-28+
Near Threatened
FFH-Anhang I
1160; 1650 – Large shallow inlets and bays; Boreal Baltic narrow inlets

L’essentiel en bref

  • L’habitat benthique de la mer Baltique EUNIS MC63C1 couvre des zones du circalittoral supérieur (zone aphotique) dont au moins 90 % du fond est constitué de sédiment vaseux.
  • Les peuplements macroscopiques du fond y sont clairsemés ou totalement absents ; la meiofaune ou les micro-organismes anaérobies dominent à la place.
  • La Liste rouge européenne des habitats le classe au niveau de l’UE comme « Near Threatened » (quasi menacé).
  • Via la directive Habitats (annexe I), il est associé aux types d’habitats 1160 (Grandes baies et bras de mer peu profonds) et 1650 (Bras de mer étroits boréaux baltiques) – tous deux protégés.
  • Aucune espèce macrofaunique typique n’est définie pour cet habitat ; sa caractérisation repose sur la nature du sédiment et les conditions d’oxygénation.
  • Les menaces concrètes et les approches de restauration ne sont pas listées dans les données sources, mais les descriptions indiquent une forte sensibilité au manque d’oxygène.

Classification EUNIS et description de l’habitat

Le code MC63C1 fait partie de la classification européenne des habitats EUNIS pour les biotopes marins. Il appartient à la hiérarchie des sédiments circalittoraux baltiques et caractérise un état où des communautés permanentes de macrozoobenthos ne se développent pratiquement pas, voire pas du tout, sur un fond vaseux.

Caractéristiques essentielles selon la définition officielle :

  • Situation : zone aphotique du circalittoral supérieur (zone sans lumière suffisante pour les algues, mais au-dessus des bassins plus profonds).
  • Sédiment : au moins 90 % de la surface est recouverte de sédiment vaseux ; celui-ci contient au moins 20 % de limon, d’argile ou de marne (taille des particules < 63 µm).
  • Peuplement biologique : la faune macroscopique du fond est extrêmement pauvre en espèces ou totalement absente. La matière organique est principalement dégradée par la meiofaune (organismes animaux < 1 mm, p. ex. nématodes, copépodes) ou – en cas de manque d’oxygène – par des micro-organismes anaérobies.

La base de données EUNIS relie cet habitat à deux biotopes spécifiques du système de classification HELCOM :

  • AB.H4U1 – « Baltic aphotic muddy sediment dominated by meiofauna » (état aérobie)
  • AB.H4U2 – « Baltic aphotic muddy sediment dominated by anaerobic organisms » (état dégradé, pauvre en oxygène)

Le passage de AB.H4U1 à AB.H4U2 indique une dégradation : lorsque la concentration en oxygène au fond chute, les communautés de meiofaune aérobies ne peuvent survivre et des bactéries anaérobies (p. ex. sulfato-réductrices) prennent le rôle dominant. Du point de vue scientifique, ceci est interprété comme un processus de dégradation.

Menace selon la Liste rouge européenne

La Liste rouge européenne des habitats (2022) évalue le type d’habitat MC63C1, tant dans la zone UE28 que dans la zone UE28+, dans la catégorie :

  • Near Threatened (NT) – quasi menacé

Le classement « NT » signifie que l’habitat n’est pas directement menacé pour l’instant, mais qu’en cas de pressions persistantes, il pourrait franchir le seuil d’une catégorie de menace (Vulnérable) dans un avenir proche. Aucun critère précis de la Liste rouge n’est mentionné dans les données sources.

La Liste rouge ayant été établie à l’échelle de l’UE, l’évaluation reflète exclusivement le territoire des États membres et – dans le périmètre élargi – d’autres pays européens. Le contexte biogéographique est sans équivoque en raison de la répartition limitée à la mer Baltique (BAL).

Lien avec les types d’habitats de la DHFF (annexe I)

Le type EUNIS MC63C1 n’est pas directement listé comme un type d’habitat DHFF à part entière, mais il est relié aux codes de l’annexe I 1160 et 1650, qui protègent des habitats marins au titre de la directive Habitats. Ce lien a été établi par l’AEE lors de l’harmonisation de la Liste rouge avec les types de l’annexe I.

Code EUNISCode annexe INom annexe I (abrégé)Signification pour MC63C1
MC63C11160Grandes baies et bras de mer peu profondsPrésent dans les grandes baies peu profondes de la Baltique où les sédiments vaseux sont largement étendus.
MC63C11650Bras de mer étroits boréaux baltiquesTypique des bras de mer étroits, souvent pauvres en oxygène, de la région boréale baltique.

Tableau : correspondances avec l’annexe I de la DHFF pour MC63C1 selon les données de l’AEE. Le signe « # » indique une association non parfaitement superposable.

Cela signifie que lorsque MC63C1 se trouve à l’intérieur d’un site Natura 2000 déclaré au titre des types d’habitats 1160 ou 1650, il bénéficie indirectement du statut de protection et des objectifs de conservation fixés pour ces habitats. Toutefois, l’état spécifique « macrofaune clairsemée ou absente » n’est pas automatiquement un bon état de conservation au sens des types de l’annexe I – il indique souvent des conditions d’oxygénation perturbées.

État de conservation selon l’article 17 de la directive Habitats

Le rapportage officiel des États membres au titre de l’article 17 sur l’état de conservation des types d’habitats de l’annexe I ne contient aucune évaluation directe pour MC63C1, car ce type n’est pas répertorié comme un habitat autonome de l’annexe I. Dans les données sources, le champ « article17_status » est donc vide.

Une extrapolation des états de conservation des types englobants 1160 et 1650 n’est pas directement admissible, car ces habitats englobent une grande diversité de sédiments et de communautés. Pour évaluer la qualité spécifique des fonds vaseux dépourvus de macrofaune, il faudrait des données de surveillance locales, qui ne sont pas disponibles ici.

Espèces indicatrices et critères de qualité

La particularité de MC63C1 réside dans le fait que les espèces macroscopiques ne définissent justement pas l’habitat. Dans les données sources, la mention relative aux espèces caractéristiques est : « Unknown ». Ceci est techniquement correct, car l’habitat est délimité par le substrat et l’absence quasi totale de macroépifaune.

Les critères de qualité pouvant être utilisés dans la littérature pour l’évaluation sont :

  • Rapport entre les biotopes à meiofaune aérobie (AB.H4U1) et les biotopes anaérobies (AB.H4U2).
  • Teneur en oxygène de l’eau proche du fond.
  • Nature du sédiment (distribution granulométrique, teneur en matière organique).
  • Structure et fonctionnement du réseau trophique benthique (indices trophiques).

Il n’existe actuellement aucun indicateur harmonisé à l’échelle européenne pour ce type d’habitat. Dans certains sites Natura 2000, des valeurs de référence locales peuvent toutefois être définies, limitant la proportion de zones dégradées (anaérobies).

Importance écologique et processus de dégradation

Même en l’absence d’animaux macroscopiques, les sédiments vaseux du circalittoral supérieur ne sont pas dépourvus de valeur écologique. Ils offrent :

  • Un habitat pour une meiofaune diversifiée qui joue un rôle important dans la dégradation de la matière organique.
  • Un réservoir tampon pour les nutriments et les polluants dans le sédiment.
  • Une base alimentaire pour les organismes prédateurs de la colonne d’eau, comme les stades juvéniles de poissons qui exploitent la meiofaune.

Une dégradation progressive se manifeste par un passage de la dominance de la meiofaune aérobie à celle des bactéries anaérobies. Les déclencheurs sont avant tout la consommation d’oxygène résultant d’apports excessifs de nutriments (eutrophisation). De tels sédiments anaérobies libèrent en outre du sulfure d’hydrogène toxique et contribuent à la fertilisation interne de la masse d’eau – une rétroaction négative qui rend la restauration plus difficile.

Répartition

MC63C1 est un type d’habitat spécifiquement baltique et ne se rencontre que dans la mer Baltique. La région biogéographique est BAL (mer Baltique). Les données sources ne contiennent pas de liste détaillée de pays, mais d’après les États riverains de la Baltique, sont concernés :

  • Allemagne (côtes du Schleswig-Holstein et du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale)
  • Danemark
  • Suède
  • Finlande
  • Estonie
  • Lettonie
  • Lituanie
  • Pologne

Aucune priorisation par pays n’est fournie dans les présentes données ; la délimitation spatiale s’effectue donc par la cartographie des fonds marins selon le type de sédiment et le climat lumineux.

Lien avec les collectivités et la société

Même si ce type d’habitat se situe dans les zones plus profondes de la Baltique et ne peut être reproduit directement dans un jardin, des liens avec la vie quotidienne peuvent être établis :

  • Les apports de nutriments issus de l’agriculture, transportés par les fleuves, influencent les conditions d’oxygénation au fond de la mer. Chaque réduction des apports d’azote et de phosphore contribue à long terme au rétablissement de ces habitats.
  • Les interventions côtières comme les dragages, l’extension portuaire ou les clapages peuvent perturber la répartition des sédiments et donc cet habitat. La participation citoyenne aux procédures d’aménagement et les associations environnementales y sensibilisent.
  • Connaître l’existence de ces surfaces largement non colonisées mais écologiquement importantes aiguise le regard sur la diversité cachée du fond marin – même si on ne la voit pas à l’œil nu.

En bref

MC63C1 est le code scientifique désignant un fond marin vaseux de la Baltique où les grands animaux benthiques typiques sont quasi inexistants. La Liste rouge européenne signale une vigilance (« Near Threatened »), mais pas encore un danger aigu. Le rattachement aux types DHFF 1160 et 1650 offre un bouclier protecteur qui dépend toutefois des mesures de conservation concrètes mises en œuvre localement. Qui veut protéger la Baltique doit garder un œil sur cet habitat discret – car son avenir dépend de la teneur en oxygène des eaux profondes.

Häufige Fragen

Qu’est-ce que le type d’habitat EUNIS MC63C1 ?

MC63C1 désigne un habitat benthique de la Baltique en zone aphotique, constitué à plus de 90 % de sédiment vaseux. Les communautés macroscopiques y sont clairsemées ou totalement absentes ; l’habitat est dominé soit par la meiofaune, soit – en cas de manque d’oxygène – par des micro-organismes anaérobies.

Pourquoi cet habitat figure-t-il sur la Liste rouge européenne ?

L’habitat est classé « Near Threatened » (quasi menacé). Cela signifie qu’il n’est pas encore en danger immédiat, mais qu’il pourrait basculer dans une catégorie de menace si les pressions persistent – par exemple la désoxygénation du fond.

Quelles espèces typiques trouve-t-on dans MC63C1 ?

Aucune espèce macrofaunique caractéristique n’est définie pour ce type d’habitat. Dans les données officielles, cette information est indiquée comme « Unknown ». L’habitat se caractérise plutôt par la nature du sédiment et la dominance de la meiofaune (p. ex. nématodes, copépodes) ou de bactéries anaérobies.

Quel est le statut de protection de cet habitat au titre de la directive Habitats ?

MC63C1 n’est pas lui-même un type d’habitat autonome de la directive Habitats, mais il est protégé par le biais des codes annexe I 1160 (Grandes baies et bras de mer peu profonds) et 1650 (Bras de mer étroits boréaux baltiques). Lorsqu’il se trouve dans un site Natura 2000 désigné pour ces habitats, les objectifs de conservation s’appliquent.

Comment cet habitat peut-il être préservé ou amélioré ?

Les données disponibles ne mentionnent pas de mesures de restauration concrètes. D’une manière générale, l’amélioration de l’oxygénation au fond est déterminante, ce qui nécessite avant tout une réduction des apports de nutriments (azote et phosphore) issus de l’agriculture et d’autres sources.

Quellen