Image à venirIllustration générée par IAAradus depressus
Au sortir de l’hiver, lorsque les températures remontent, Aradus depressus quitte ses abris sous les écorces et redevient actif. Son corps extrêmement plat, à peine plus épais qu’une feuille de papier, lui permet de se glisser dans les fentes les plus étroites du bois des feuillus. Sa coloration brunâtre le rend presque invisible sur l’écorce et le bois mort. Il ne s’attaque pas aux autres insectes : son régime se compose exclusivement du mycélium des champignons qui colonisent le bois en décomposition.
Les adultes passent l’hiver à l’abri des écorces décollées. Ils redeviennent actifs au printemps, s’accouplent et pondent dans les fissures. Les nymphes se développent durant l’été en se nourrissant du mycélium. À la fin de l’été ou au début de l’automne, elles achèvent leur croissance et la nouvelle génération d’adultes cherchera un abri pour l’hiver.
Cette espèce est totalement inoffensive et ne nécessite aucune précaution particulière. Afin de préserver ses populations, mieux vaut ne pas utiliser d’insecticides ni de produits chimiques sur le bois mort. Conserver du bois mort non traité, par exemple en laissant une vieille bûche, fournit la base alimentaire indispensable à Aradus depressus.
Membre de la famille des Aradidae, Aradus depressus doit son épithète latine à son corps déprimé, caractéristique du genre. Son scutellum bien visible et ses antennes nettement annelées sont typiques de ce groupe. Cette espèce mycétophage participe au recyclage du bois mort en consommant le mycélium des champignons lignicoles, sans jamais s’en prendre au bois sain ou aux plantes vivantes.
•GBIF Backbone Taxonomy — GBIF Secretariat (2024), DOI: 10.15468/39omei (CC BY 4.0)
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