Image à venirIllustration générée par IADyopedos porrectus Bate,
Dans les zones littorales peu profondes, on peut apercevoir de minuscules tubes dressés sur le fond. Ces structures sont l’œuvre de Dyopedos porrectus, un petit crustacé amphipode qui mesure généralement 5 à 8 millimètres. Ce filtreur se perche au sommet de ces élévations, bâties à partir de sédiments agglomérés et de ses propres excréments, pour mieux capter les particules organiques en suspension grâce au courant. L’espèce fréquente les eaux saumâtres côtières et mène ainsi une existence sédentaire inhabituelle pour un crustacé. Sa présence est également attestée sur le littoral français.
Au printemps et en été, quand le plancton devient plus abondant, la reproduction a lieu. Les femelles portent les œufs dans une poche ventrale, le marsupium, jusqu’à l’éclosion de jeunes entièrement formés. En automne et en hiver, l’espèce se retire souvent vers des eaux un peu plus profondes, à l’abri du gel ; son activité ralentit avec la baisse des températures, mais elle reste présente toute l’année dans les eaux côtières.
Ce crustacé est très sensible aux apports d’azote et aux résidus chimiques. Si votre propriété borde une zone côtière ou un estuaire, il est conseillé d’éviter l’usage d’engrais synthétiques et de pesticides, car ces substances peuvent atteindre son habitat par lessivage. La fragilité de ses constructions tubulaires impose également une grande prudence lors de l’entretien des ouvrages immergés, tels que les quais ou les pontons, pour ne pas les détruire.
Dyopedos porrectus est un crustacé amphipode de la famille des Dulichiidae. Cette famille se caractérise par des secondes antennes très allongées et un corps grêle, presque cylindrique. L’espèce se distingue par son comportement sessile : elle édifie des tubes verticaux à base de pelotes fécales, au sommet desquels elle se fixe pour filtrer l’eau. Cette adaptation lui permet d’exploiter le courant tout en restant à l’affût et fait d’elle un maillon important du réseau trophique côtier.
•GBIF Backbone Taxonomy — GBIF Secretariat (2024), DOI: 10.15468/39omei (CC BY 4.0)
Toutes les données sont sous licence CC BY 4.0, CC0 ou compatible. Attribution requise selon les conditions de licence. Vue d'ensemble complète des sources →