Image à venirIllustration générée par IAEdwardsiana tersa
Lorsqu’on effleure une branche de saule en zone humide, il n’est pas rare de voir s’envoler une nuée de petits insectes pâles : il s’agit d’Edwardsiana tersa. Cette cicadelle au corps élancé mesure entre 3,4 et 4 mm. Ses ailes presque blanchâtres, disposées en toit sur l’abdomen, la rendent discrète. Elle se nourrit de la sève du saule des vanniers (Salix viminalis), qu’elle aspire avec son rostre. Farouche, elle exécute des bonds rapides pour s’échapper à la moindre perturbation.
Edwardsiana tersa passe l’hiver sous forme d’œufs, déposés dans l’écorce des jeunes rameaux de saule à la fin de l’été ou en automne. Au printemps, les œufs éclosent et les nymphes commencent leur développement par mues successives. Les adultes ailés émergent à partir de juin ou juillet. Leur activité atteint son pic durant l’été jusqu’en septembre ; c’est la période d’accouplement et de ponte pour la génération suivante.
Les piqûres nutritionnelles de cette cicadelle n’altèrent pas la vigueur des arbres et arbustes en bonne santé. Évitez les traitements insecticides qui détruiraient également ses prédateurs naturels et nuiraient à l’équilibre écologique. La plantation de saules indigènes, comme le saule des vanniers, offre un habitat favorable à cette espèce et à d’autres insectes spécialisés.
Cette cicadelle de la famille des Cicadellidae mesure de 3,4 à 4 mm de longueur. Son identification précise repose sur l’examen microscopique des genitalia mâles, car plusieurs espèces proches sont morphologiquement similaires. Elle fréquente les zones humides où le saule des vanniers (Salix viminalis) est présent. L’espèce est répandue en Europe centrale et sa présence est attestée en France, sans que son indigénat soit établi.
•GBIF Backbone Taxonomy — GBIF Secretariat (2024), DOI: 10.15468/39omei (CC BY 4.0)
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