Image à venirIllustration générée par IAHalisarca dujardinii
Sur les pierres et les coquilles des côtes de la mer du Nord et de la Baltique, on peut découvrir une fine pellicule gélatineuse jaune à brunâtre : il s'agit d'Halisarca dujardinii. Contrairement à beaucoup d'éponges, cette espèce ne possède aucun squelette minéral et forme un tapis mou qui épouse le substrat. Sessile, elle filtre constamment l'eau pour retenir les particules alimentaires en suspension. Sa consistance lui donne presque l'aspect d'un simple voile organique posé sur le fond.
Le cycle d'Halisarca dujardinii suit les variations de température de l'eau. Au printemps et en été, lorsque le plancton est abondant, l'éponge filtre intensément et libère des larves qui nagent librement avant de se fixer. Dès l'automne et durant l'hiver, son métabolisme ralentit, mais la colonie sessile reste en place sur le fond.
Cette éponge vit exclusivement en milieu marin, exige une salinité constante et une immersion permanente. Elle ne concerne donc pas le jardin. Ne la prélevez jamais pour un aquarium domestique : sa survie nécessite des installations spécialisées et une connaissance approfondie de la chimie de l'eau de mer.
Halisarca dujardinii fait partie des Démosponges et se range dans l'ordre des Dendroceratida. L'absence de squelette rigide constitue sa particularité la plus frappante. Son corps, d'organisation simple, est parcouru par un réseau de canaux ; des cellules flagellées, les choanocytes, y engendrent un courant qui achemine l'eau et les fines particules nutritives.
•GBIF Backbone Taxonomy — GBIF Secretariat (2024), DOI: 10.15468/39omei (CC BY 4.0)
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