Image à venirIllustration générée par IALestremia leucophaea
Dans les recoins ombragés et humides, sur le compost ou le bois en décomposition, de minuscules moucherons gris-brun de quelques millimètres volent parfois au crépuscule. Il s'agit de Lestremia leucophaea, une cécidomyie qui, contrairement à beaucoup de ses parentes, ne provoque pas de galles sur les végétaux. Les adultes présentent des ailes à la nervation très réduite et les mâles arborent de longues antennes plumeuses. Leurs larves, mycétophages, colonisent le bois pourri et le sol riche en humus, où elles se nourrissent du mycélium des champignons, favorisant ainsi la décomposition de la matière organique.
Le cycle annuel débute au printemps, lorsque la hausse des températures du sol réveille les larves hivernantes ou provoque l'éclosion des œufs pondus l'automne précédent. Les larves traversent plusieurs stades dans le bois pourri ou la couche superficielle du sol humide, puis se transforment en nymphes. Les adultes émergent au cours de l'été et volent souvent au crépuscule en petits essaims jusqu'en septembre. Après l'accouplement, les femelles pondent sur des substrats riches en champignons. L'hivernation s'effectue à l'état de larve ou de nymphe, à l'abri dans la litière de feuilles ou le bois mort.
Cette espèce est inoffensive pour l'être humain et les animaux domestiques : elle ne pique pas et ne transmet aucune maladie. Elle ne forme pas de galles, donc ne cause aucun dégât aux plantes ornementales ou potagères. Pour favoriser sa présence, il est conseillé de renoncer aux engrais chimiques de synthèse et aux pesticides, ainsi qu'à l'emploi de tourbe. Laisser un tas de feuilles mortes ou un morceau de bois en décomposition dans un coin ombragé offre un habitat idéal à ses larves.
Lestremia leucophaea est un diptère nématocère de la famille des Cecidomyiidae, classé dans la sous-famille des Lestremiinae. Contrairement aux cécidomyies gallicoles, cette espèce et ses proches parentes se développent dans les matériaux en décomposition et ne forment pas de galles. La nervation des ailes est très simplifiée, avec une veine médiane fourchue, caractéristique du genre Lestremia. Les mâles portent de longues antennes couvertes de soies sensorielles, leur permettant de détecter les phéromones des femelles.
•GBIF Backbone Taxonomy — GBIF Secretariat (2024), DOI: 10.15468/39omei (CC BY 4.0)
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