Image à venirIllustration générée par IAMinotetrastichus platanellus
Vous avez peut-être remarqué les galeries brunes qui zèbrent les feuilles de certains arbres : ces traces sont laissées par les larves de mineuses. Minotetrastichus platanellus est une minuscule guêpe parasitoïde, longue de 1,5 à 2 mm, qui passe aisément inaperçue. Cette espèce s’attaque spécifiquement aux larves de ces insectes, comme celles de la mineuse du platane ou du marronnier. Une fois l’hôte parasité, les larves de la guêpe se développent à ses dépens et finissent par le tuer. De cette manière, elle limite naturellement les pullulations de ces ravageurs.
Au printemps, les adultes émergent des feuilles mortes qui ont passé l’hiver au sol. Ils parasitent alors les premières larves de mineuses. Deux à trois générations se succèdent pendant l’été. La dernière génération hiverne à l’état de larve ou de nymphe, en diapause, dans la litière de feuilles. Le cycle redémarre au printemps suivant.
D’une grande sensibilité aux insecticides, Minotetrastichus platanellus est rapidement éliminée par les traitements chimiques. Pour préserver cet auxiliaire, il est préférable de conserver les feuilles mortes à l’automne, sous les arbres : c’est là que les larves et les nymphes passent l’hiver. Un jardin composé d’arbres et d’arbustes indigènes offre également des refuges à cette espèce en dehors de la saison de reproduction.
Minotetrastichus platanellus est un hyménoptère de la famille des Eulophidae. Son corps trapu arbore souvent l’éclat métallique caractéristique de nombreuses guêpes de ce groupe. Ses antennes, courtes, sont composées de peu d’articles, et ses pattes se terminent par des tarses à quatre segments. La femelle utilise son ovipositeur pour déposer ses œufs directement dans ou à proximité des larves de mineuses, dissimulées à l’intérieur des feuilles. Les larves de la guêpe se nourrissent alors de l’hôte, ce qui fait de cette espèce un antagoniste spécialisé.
•TraitCH — CC BY 4.0TraitCH 2.0 contributors; imported as source-preserving NaturKompass taxon evidence.
•GBIF Backbone Taxonomy — GBIF Secretariat (2024), DOI: 10.15468/39omei (CC BY 4.0)
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